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    Urgence Népal    
“Nous n’existons pas”
24-11-2015

Sept mois après le séisme, le peu d’aide que les survivants recevaient pour la reconstruction a été stoppé par le blocus indien.

URGENCE NEPAL ECOLIERS DU MONDE, SOUTIEN D'ENFANTS ET PARRAINAGE DE SCOLARITE

Lorsque le séisme a dévasté le Népal le 25 avril, les groupes d’assistance humanitaire ont prévenu que les abris devaient être construits avant la mousson imminente. La saison des pluies est arrivée et repartie, l’hiver s’est installé, mais deux millions de personnes demeurent sans abri, en raison de l’inaction du gouvernement et du blocus indien.

 

L’Autorité de Reconstruction a été enlisée dans la politique de Katmandou, et les 4,1 milliards de dollars promis par la communauté internationale au lendemain du séisme ne peuvent être déboursés. L’ONU et des groupes privés d’aide humanitaire impliqués dans le secours et la reconstruction ont diminué les distributions à cause d’un manque de carburant.

 

En juillet, lors de notre dernière visite au village de Majhi Gaun, qui surplombe le fleuve Indrawati, à 50km au nord de Katmandou, les habitants récupéraient des feuilles d’étain et des poutres en bois. Les 30 maisons ont toutes été détruites, et les villageois passaient la mousson dans des abris de fortune prenant l’eau.

 

« Mon père ne pourra pas reconstruire notre maison, même en travaillant toute sa vie », nous dit Durga Majhi (voir photo ci-dessous). Elle nous montre sa chambre, faite de 3 murs en feuilles d’étain et d’une bâche faisant office de porte. « Si nous avions plus d’argent, nous donnerions tous un coup de main pour reconstruire les maisons de tout le monde. »

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Très peu d’aide du gouvernement ou des organisations d’assistance a atteint Majhi Gaun, et les villageois sont laissés à eux-mêmes. Ils passent par ici, disent les villageois. Durga indique « nous voyons des camions d’aide passer par le village, mais personne ne s’arrête ici ». Récemment, les villageois ont enfin reçu l’aide d’urgence du gouvernement de 15 000 rupees, et beaucoup d’entre eux ont utilisé cette somme pour acheter des meubles, des ustensiles de cuisine, et pour renforcer leurs abris. Mais beaucoup, dont des femmes enceintes et des nouvelles mères, dorment toujours sur des sols froids. « Nous avons perdu notre maison et tous nos biens avec », nous dit Parvati Majhi, mère de deux enfants. « Il ne s’agit pas simplement d’une maison à reconstruire, mais de toutes nos vies. Le gouvernement a oublié que nous existions. »

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Les villageois ont peu d’attentes vis-à-vis du gouvernement, mais ils espéraient au moins que les ONG et les organisations étrangères d’aide viendraient. Mais même cela est maintenant compromis, en raison de la crise de carburant causé par le blocus indien. Manju Majhi indique que « nous ne recevons aucune aide, et maintenant ce blocus a doublé les prix de tout ce qui nous est nécessaire. Qu’allons nous faire ? » Des signes de malnutritions apparaissent parmi les enfants, qui ne semblent pas vêtus pour l’hiver

Toujours la même chose

Amrita Majhi, 23 ans, nous dit avoir beaucoup vieilli après le séisme. Son fils Om venait tout juste de naître, 17 jours avant le séisme, lequel s’est produit alors qu’elle était en route vers un poste de santé. Durant quatre jours après le séisme, ils ont eu très peu de nourriture. Lorsque nous l’avons rencontrée cinq mois auparavant, elle s’inquiétait du fait que son enfant n’aurait pas assez de nourriture. Lorsque nous l’avons rencontrée la semaine dernière, cela restait sa principale inquiétude.

(photo)

 

« Le lait que je produis n’est pas suffisant pour mon fils, j’aurais pu faire de la nourriture supplémentaire à partir de notre stock de céréales, mais tout a été détruit. » D’autres mères à Majhi Gaun font écho à ces inquiétudes. Les enfants sont tombés malades, les femmes enceintes sont soucieuses d’avoir une nutrition appropriée et appréhendent l’hiver. Personne ici n’a les moyens de payer le ticket de bus exorbitant pour aller au poste de santé le plus proche, à Dolalghat.

 
         
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